Le décret du 13 février 2024 limite l’accès à la prime à la conversion pour les véhicules commandés jusqu’au 15 février 2024 seulement. Les demandes après cette date ne sont plus acceptées, à l’exception de certains dossiers déjà engagés avant la publication du décret.
Le dispositif, longtemps considéré comme un levier pour accélérer le renouvellement du parc automobile, subit un coup d’arrêt inattendu. Les contours d’une éventuelle réactivation en 2025 ou 2026 restent incertains, alors que plusieurs mesures transitoires sont annoncées pour accompagner les bénéficiaires potentiels.
Prime à la casse : où en est-on en 2025 ?
La prime à la casse 2025 s’est effacée du paysage des aides nationales à l’achat de véhicule. Depuis ce fameux décret du 13 février 2024, la prime à la conversion n’est attribuée que si la commande ou l’acompte ont été réalisés avant le 15 février. Le couperet est tombé, déstabilisant les futurs acheteurs de voiture électrique ou hybride, ainsi que ceux qui misaient sur ce soutien financier pour accéder à un véhicule neuf ou d’occasion moins polluant.
Les centres VHU agréés continuent d’accueillir des véhicules, mais l’arrêt de la prime a clairement ralenti le rythme d’envoi à la casse voiture. Ce mécanisme, qui associait bonus écologique et prime casse, est suspendu, et l’incertitude plane sur la suite. Les débats autour de nouvelles formes d’aides à l’achat s’intensifient, certains espérant une adaptation prenant mieux en compte le revenu fiscal de référence (RFR), mais pour l’heure, rien de concret à l’horizon.
Voici ce qui différencie la situation selon le type de véhicule :
- Pour un véhicule électrique, impossible de cumuler la prime à la casse avec le bonus écologique pour les dossiers récents.
- Pour un modèle thermique ou hybride, seul le bonus écologique reste, sous réserve de satisfaire aux exigences de score environnemental et de revenu fiscal.
Quelques régions ou métropoles continuent à proposer une prime casse locale, mais ces coups de pouce dépendent des budgets et choix politiques de chaque territoire. Sur le marché du véhicule d’occasion comme sur celui de la voiture électrique, l’arrêt de la prime à la conversion se fait sentir, en particulier chez les foyers aux revenus modestes, souvent écartés de solutions alternatives.
La fin de la prime à la conversion : quelles décisions du gouvernement ?
Au cours des derniers mois, le gouvernement français a choisi de refermer la page de la prime à la conversion pour toute commande postérieure au 15 février 2024. Cette annonce, actée par décret, redessine l’ensemble des aides à l’achat de véhicules. Le bonus écologique demeure, mais son attribution répond à des critères resserrés, où le revenu fiscal de référence (RFR) et le score environnemental du véhicule passent au crible.
La disparition de la prime casse s’inscrit dans une logique de recentrage budgétaire et d’objectifs environnementaux redéfinis. Le projet de loi de finances 2025 ne prévoit pas son retour à une échelle nationale. Les arbitrages répondent à une double pression : tenir la ligne sur les dépenses publiques et respecter les engagements européens. L’Union européenne presse pour accélérer le passage à la voiture électrique et cible les aides à la conversion jugées dispendieuses et mal calibrées.
Certains profils peuvent encore bénéficier des certificats d’économies d’énergie (CEE), mais le champ d’application reste limité. Désormais, seuls quelques acheteurs très ciblés, selon leur revenu fiscal, peuvent espérer un appui financier. Face à ce changement de cap, tout le secteur automobile s’interroge sur l’effet d’entraînement, aussi bien pour le marché du neuf que pour l’occasion. Les constructeurs et centres VHU observent attentivement la moindre évolution législative, dans l’attente d’un éventuel ajustement.
Dates, montants, conditions : ce qui change pour les automobilistes
Dès le 15 février 2024, la prime à la casse nationale n’est plus d’actualité. L’accès à la prime à la conversion est désormais réservé aux dossiers dont la commande a été finalisée avant cette échéance. Les automobilistes doivent donc explorer d’autres solutions, souvent plus restrictives et moins généreuses.
Le bonus écologique subsiste pour l’acquisition d’un véhicule électrique neuf et, plus rarement, d’une voiture électrique d’occasion. Son montant, pouvant atteindre 4 000 euros dans la plupart des cas, dépend du revenu fiscal de référence (RFR) et de l’empreinte environnementale du modèle choisi. Seuls les ménages présentant un RFR inférieur à 15 400 euros touchent la prime maximale ; au-delà, le montant diminue, voire disparaît totalement.
Pour mieux comprendre les alternatives et critères, voici les principaux points à retenir :
- Seuls les véhicules électriques ou rétrofités conformes à des standards stricts (émissions, poids, fabrication) peuvent donner droit à un soutien.
- Le recours aux certificats d’économies d’énergie (CEE) reste envisageable, mais le montant varie selon le profil du ménage, le type de véhicule et l’opérateur d’énergie partenaire.
- Le leasing social est prolongé, mais limité à certains profils (revenu fiscal, distance domicile-travail, usage professionnel).
Avec le recentrage sur l’électrique, les automobilistes désirant remplacer un véhicule essence ou diesel récent voient leurs options se réduire. L’aide à l’achat cible désormais l’électrique avant tout, tandis que les autres profils se tournent vers des dispositifs locaux ou des aides spécifiques à certaines filières. Le passage par un centre VHU agréé reste un prérequis pour toute démarche d’aide à la casse du véhicule.
Quel impact sur l’achat d’un véhicule neuf ou d’occasion ?
L’arrêt de la prime à la conversion classique bouleverse le scénario d’achat pour de nombreux ménages. Ceux qui prévoyaient de se séparer d’une ancienne voiture thermique pour passer à un modèle plus vertueux, se retrouvent face à des dispositifs plus pointus et moins accessibles. Le bonus écologique, réservé à l’achat d’une voiture électrique neuve ou, secondairement, d’une électrique d’occasion, profite surtout aux foyers modestes, soumis à un strict examen des ressources et à des critères environnementaux exigeants.
La plupart des aides à l’achat nationales disparaissent pour les modèles thermiques, même les plus récents ou faiblement émetteurs de CO2. Les acheteurs de véhicules d’occasion récents, hors segment électrique, n’ont plus de coup de pouce à espérer. Reste une poignée de dispositifs locaux, parfois cumulables, mais leur générosité dépend de la politique de chaque collectivité.
Les constructeurs automobiles font évoluer leur stratégie, misant davantage sur la location longue durée et le leasing social pour soutenir la demande. Sur le marché, les voitures électriques d’occasion voient leur prix se maintenir à un niveau élevé, malgré l’annonce de baisses. Les ménages hésitent à franchir le pas, freinés par le coût initial, les incertitudes sur la revente et l’autonomie réelle des modèles.
Pour compléter l’éventail d’aides, le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE) entre parfois en jeu, mais il reste mal connu et son efficacité varie selon l’opérateur.
Avec la suppression de la prime casse, les règles du jeu changent. Les acheteurs doivent jongler avec une équation plus complexe, où la transition vers l’électrique ne se fait plus sous la pression d’une prime, mais au fil des ajustements, des hésitations et des arbitrages. Ce virage ne s’improvise pas : il se construit, à petits pas, sur fond d’incertitude et de nouveaux défis.


